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Louis-Claude
de Saint-Martin, dit Le Philosophe Inconnu
est né le 18 janvier 1743 et est mort le
13 octobre 1803. Son nom est rattaché dans
l'Histoire des idées au courant illuministe,
réaction à l’esprit matérialiste des philosophes
encyclopédistes du XVIIIe siècle. L’illuminisme
propose une lecture des textes chrétiens
à la lumière du néo-platonisme et des sciences
occultes, mettant l’accent sur l’intériorité
de la quête mystique, et rejetant les formalités
scolastiques.
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Ouvrage
dans lequel, en faisant remarquer aux observateurs l’incertitude
de leurs recherches, et leurs méprises continuelles,
on leur indique la route qu’ils auraient dû suivre,
pour acquérir l’évidence physique sur l’origine du bien
et du mal, sur l’homme, sur la nature matérielle, la
nature immatérielle, et la nature sacrée, sur la base
des gouvernements politiques, sur l’autorité des souverains,
sur la justice civile et criminelle, sur les sciences,
les langues, et les arts. Document de 223 pages
Les
nombres ne sont que la traduction abrégée ou la langue
concise des vérités et des lois dont le texte et les
idées sont dans Dieu, dans l'homme et dans la nature.
On peut aussi les définir le portrait intellectuel et
oral des opérations naturelles des êtres ou encore,
si l'on veut, la limite et le terme des propriétés des
êtres, et cette mesure qu'ils ne pourraient passer sans
s'égarer et se dénaturer, ce qui a fait dire à quelqu'un
que les nombres étaient la sagesse
des êtres et ce qui empêchait
qu'ils ne devinssent fous. Document de 134
pages
Lorsque
dans le champ des sciences exactes et naturelles nous
recueillons quelques axiomes, nous ne nous demandons
pas pourquoi ils sont vrais ; nous sentons qu'ils portent
la réponse avec eux-mêmes. Comment le sentons-nous ?
Ce n'est que par le rapport et la convenance qui se
trouvent entre la justesse de ces axiomes et l'étincelle
de vérité qui brille dans notre conception. Ce sont
comme deux rayons d'un même flambeau, qui semblaient
être éloignés l'un de l'autre, qui se réunissent par
leur analogie ; et qui, en se pénétrant mutuellement,
se rendent réciproquement plus sensibles et leur chaleur
et leur clarté. Document de 34 pages
Toutes
les fois qu'un homme de désir se sent pressé de faire
entendre sa voix aux mortels, il ne peut s'empêcher
de s'écrier : ô vérité sainte, que leur dirai-je ! Tu
as fait de moi comme une malheureuse victime, destinée
à soupirer en vain pour leur bonheur. Tu as allumé en
moi un feu cuisant, qui corrode à la fois tout mon être.
J'éprouve pour le repos de la famille humaine un zèle,
ou plutôt un besoin impérieux qui m'obsède et qui me
consume. Je ne puis, ni l'éviter, ni le combattre, tant
il me tourmente et me maîtrise. Pour comble de maux,
ce zèle infortuné est réduit à se nourrir de sa propre
substance, et à se dévorer lui-même, faute de trouver
à assouvir la faim que tu m'as donnée de la paix des
âmes. Il se termine sans cesse par des sanglots qui
étouffent les sons de ma voix. Il ne me laisse point
de relâche, si ce n'est pour me plonger, le moment d'après,
dans de nouvelles douleurs, et me laisser en proie à
de nouveaux gémissements. Et c'est dans cet état que
tu me presses d'élever ma voix parmi mes semblables!!!!!
Comment d'ailleurs me ferai-je entendre des hommes du
torrent! Document de 229 pages
La
vérité ne demande pas mieux que de faire alliance avec
l'homme ; mais elle veut que ce soit avec l'homme seul,
et sans aucun mélange de tout ce qui n'est pas fixe
et éternel comme elle. Document de 187 pages
Les
merveilles du seigneur semblent
jetées sans ordre et sans
dessein dans le champ de l'immensité. Elles brillent
éparses comme ces fleurs innombrables dont le printemps
émaille nos prairies. Ne cherchons pas un plan plus
régulier pour les décrire. Principes des êtres, tous
tiennent à toi. C'est leur liaison secrète avec toi,
qui fait leur valeur, quelle que soit la place et le
rang qu'ils occupent. Document de 205 pages
Portrait
historique et phylosophique de M de Saint Martin fait
par lui-même. Document de 87 pages
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Tableau
naturel des rapports existant entre Dieu,
l'homme et l'univers
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Les
vérités fécondes et lumineuses existeraient moins pour
le bonheur de l'homme que pour son tourment, si l'attrait
qu'il se sent pour elles était un penchant qu'il ne
pût jamais satisfaire. Ce serait même une contradiction
inexplicable, dans le premier Mobile, auquel tiennent
radicalement ces Vérités, qu'ayant voulu les dérober
à nos regards, il les eût écrites dans tout ce qui nous
environne, ainsi qu'il l'a fait dans la force vivante
des éléments ; dans l'ordre et l'harmonie de toutes
les actions de l'univers, et plus clairement encore,
dans le caractère distinctif qui constitue l'homme.
Document de 193 pages
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