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Arnaud
Desjardins (18 juin 1925 - ) était réalisateur
à l'ORTF de 1952 à 1974 et est l'un des
premiers occidentaux à faire découvrir aux
Français, au travers de documents télévisés,
quelques grandes traditions spirituelles
méconnues des Européens : l'hindouisme,
le bouddhisme tibétain, le zen et le soufisme
(mystique de l'Islam) d'Afghanistan. Arnaud
Desjardins a d'abord fait partie de groupes
Gurdjieff, son premier contact avec un enseignement
de connaissance de soi. Éduqué dans un milieu
chrétien protestant, il a également nourri
sa soif de spiritualité en séjournant dans
un monastère catholique trappiste. Étant
fortement intéressé par le
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yoga,
ce réalisateur pour la télévision française
choisit de tourner des films en Inde, ce
qui lui vaudra la notoriété de son premier
film, Ashrams. C'est donc grâce à ses nombreux
voyages et sa passion pour la spiritualité,
qu'il rapportera plusieurs témoignages filmés
et qu'il écrira de nombreux livres.
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À
l’origine, ces ouvrages n’ont pas été écrits mais parlés
: je m’adressais directement à des auditoires restreints,
désireux d’approfondir un enseignement hindou traditionnel
déjà évoqué dans Les Chemins de la sagesse, tel que
je Pavais reçu d’un Bengali, Shri Swâmi Prajnânpad.
Depuis, d’autres livres parus sous mon nom, ceux de
Denise Desjardins, les ouvrages fondamentaux de Daniel
Roumanoff et l'intérêt que ce maître a éveillé chez
l’indianiste Michel Hulin, professeur à Paris I Sorbonne,
et chez le philosophe André Comte-Sponville, ont fait
connaître ce sage, mort en 1974, à un public plus vaste.
Les idées exprimées dans « À la Recherche du Soi » se
rattachent à une école du vedanta, l’adhyatma yoga,
mais il n’y a aucune nécessité de se « convertir à l’hindouisme
» pour en tirer profit. Néanmoins, les aspirants disciples
auxquels je m’adressais venaient souvent du monde du
yoga, avaient parfois eux-mêmes séjourné en Inde, et
ne craignaient pas un vocabulaire technique sanscrit
permettant de donner peu à peu un sens bien précis à
des termes tels que mental, conscience, esprit, psychisme
utilisés en français dans des acceptions souvent différentes.
Document de 768 pages
La
méditation immobile, qui tient une place capitale dans
le yoga ou dans la voie du zen avec le zazen, ne joue
pas apparemment un rôle aussi important sur le chemin
décrit dans mes différents livres. Tous ceux qui pratiquent
une forme ou une autre de méditation se heurtent à des
difficultés - agitation intérieure, distraction, associations
d’idées - qui vont à l’encontre du propos de la méditation
et mon propre gourou, Swâmi Prajnanpad, considérait
qu’on ne pouvait efficacement méditer qu’après avoir
érodé dans l’existence un grand nombre de ces difficultés
ou obstacles intérieurs. Pourtant il est normal que
vous cherchiez tous à comprendre quelle place la méditation
peut tenir dans votre propre ascèse. Document de 100
pages
En
marge de la prolifération des sectes qui font la matière
de reportages plus ou moins inquiétants, l'intérêt des
Occidentaux pour les enseignements donnés par des maîtres
à leurs disciples se confirme comme une réalité dépassant
les modes passagères. Parmi ceux qui découvrent le vedânta
hindou, le bouddhisme zen ou celui des Tibétains, le
taçawuf (soufisme) et s'engagent sur « la voie », il
n'y a pas que des brebis égarées et des apostats, ni
des marginaux révoltés ou des névrosés à la frontière
de la psychose. Admirateurs de Ramana Maharshi, lecteurs
de Krishnamurti, Karl-fried von Dürckheim ou Trungpa
Rimpoche, convaincus par le rayonnement de Mâ Amritananda-mayi,
ils aspirent à « l'éveil », à « la libération » - en
tout cas à une vie plus heureuse et plus sage. Document
de 102 pages
Les
trois tomes des Chemins de la Sagesse, réédités
aujourd’hui en un seul volume, ont été écrits
alors que je vivais ma propre ascèse sous la
direction de Swâmi Prajnanpad qui a quitté ce
monde en 1974. J’étais alors producteur et réalisateur
à l’O.R.T.F. Ayant eu l’occasion de présenter sur
les antennes de la Télévision française un certain
nombre de documents qui témoignaient d’une toute
petite partie de ce que j’avais vu en Asie auprès
de différents sages et maîtres spirituels,j’avais
été amené à rencontrer plusieurs centaines de
Français et de Françaises intéressés par l’enseignement
de ces maîtres et à correspondre avec plusieurs
centaines d’autres. Parmi eux se trouvaient des
hommes ou des femmes que leur profession même
orientait vers les chemins de la sagesse: médecins,
psychologues, prêtres, religieuses, professeurs,
mais surtout des mères de famille, étudiants,
ingénieurs, commerçants, artisans, ouvriers que
leur existence ne paraissait pas prédisposer à
s’intéresser particulièrement au bouddhisme tantrique
ou à l’advaïta védanta. Ces films de télévision
et trois livres précédents m’avaient permis de
constater que, si la vie spirituelle, la connaissance
de soi et les anciennes traditions qui ont subsisté
jusqu’à aujourd’hui étaient lettre morte et ne
présentaient aucun intérêt pour certains de nos
concitoyens, beaucoup d’autres, au contraire, y
voyaient — ou croyaient y voir — ce qu’il y
avait de plus important dans leur vie. Document
de 240 pages
Signalons
tout d'abord que la tradition du Tch'an ou du zen se
caractérise par un extrême dépouillement si on la compare
aux méthodes beaucoup plus complexes offertes par certaines
traditions et qui peuvent paraître d'un abord difficile,
comme le bouddhisme tantrique
tibétain par exemple avec son symbolisme ardu
des différentes divinités. Ce qui est certain, en tout
cas, c'est que la grande voie est parfaitement simple.
Elle peut paraître difficile parce que le mental, lui,
n'est que complexité. Mais la voie en elle-même, si
le mental n'était pas empêtré
dans ses contradictions et ne sécrétait
pas sans arrêt des doutes, serait aisée. Document de
69 pages
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