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Antoine
Fabre d'Olivet, né à Ganges (Hérault) le
8 décembre 1767 et mort à Paris le 27 mars
1825, est un écrivain, philologue et occultiste
français. Protestant cévenol, de la même
famille que Jean Fabre, fils d'un riche
fabricant de bas de soie venu commercer
à Paris, il s'intéresse très tôt à la musique
et aux belles-lettres. Patriote en 1789,
il fait jouer plusieurs pièces révolutionnaires,
puis renonce à la politique en 1791. Après
la faillite de la maison familiale, Fabre
d'Olivet tente de vivre de sa plume en fondant
plusieurs journaux, parmi lesquels L'Invisible
et Le Palladium de la Constitution. Il publie
un roman et plusieurs suvres musicales.
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S'intéressant
de plus en plus à la théosophie et à la
philologie, il prépare La Langue hébraïque
restituée et travaille sur La Musique expliquée.
À la fin de sa vie, il fonde un culte nouveau,
le culte théodoxique, sur lequel il publie
deux ouvrages importants, L'Histoire philosophique
du genre humain et La Théodoxie universelle.
L'Histoire philosophique du genre humain
est un essai de reconstitution de l'évolution
de la pensée humaine à partir de déterminants
significatifs selon Fabre d'Olivet. Il tente
de mettre en exergue différentes phases
récurrentes dans le devenir humain sur la
très longue durée, phases qui alternent
notamment des périodes dominées par la Nécessité
ou la Providence. Antoine Fabre d'Olivet
meurt foudroyé d'une attaque d'apoplexie.
Il est enterré dans le cimetière du Père-Lachaise
à Paris (10ème division). Sa tombe est surmontée
d'une colonne brisée.
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L’ouvrage
que je publie sur l’état social de l’homme fut d’abord
destiné à faire partie d’un ouvrage plus considérable
que j’avais médité sur l’histoire de la terre et de
ses habitants, et pour lequel j’avais rassemblé un grand
nombre de matériaux. Mon intention était de réunir sous
un même point de vue, et dans l’ordonnance d’un même
tableau, l’histoire générale du globe que nous habitons,
sous tous les rapports d’histoire naturelle et politique,
physique et métaphysique, civile et religieuse, depuis
l’origine des choses jusqu’à leurs derniers développements;
de manière à exposer sans aucun préjugé les systèmes
cosmogoniques et géologiques de tous les peuples, leurs
doctrines religieuses et politiques, leurs gouvernements,
leurs mœurs, leurs relations diverses, l’influence réciproque
qu’ils ont exercée sur la civilisation, leurs mouvements
sur la terre, et les événements heureux ou malheureux
qui signalèrent leur existence plus ou moins agitée,
plus ou moins longue, plus ou moins intéressante ; afin
de tirer de tout cela des lumières plus étendues et
plus sûres qu’on ne les a obtenues jusqu’ici sur la
nature intime des choses, et surtout celle de l’homme,
qu’il nous importe tant de connaître. Document de 143
pages
Traduction
des 10 premiers chapitres de la Genèse, et de ses 243
versets. Document de 38 pages
La
langue hébraique restituée (parties une et deux) est
un ouvrage dans lequel on trouve réunis : Une dissertation
introductive sur l'origine de la Parole,
l'étude des langues qui peuvent y conduire, et le but
que l'Auteur s'est proposé ; Une grammaire hébraique,
fondée sur de nouveaux principes,
et rendue utile à l'étude des langues en général ; Une
série de racines hébraiques envisagées
sous des rapports nouveaux, et destinées
à faciliter l'intelligence du
langage, et celle de la science étymologique ; Un Discours
préliminaire ; Une traduction en français des dix premiers
chapitres du Sépher, contenant la cosmogonie de Moyse.
Document de 795 pages
Avant
de publier la traduction des Vers dorés de Pythagore,
telle que je l'ai faite, en vers français que je désigne
par l'épithète d'eumolpiques 1, j'aurais désiré pouvoir
vous la soumettre, et m'éclairer de vos conseils ou
m'appuyer de vos suffrages ; mais des usages académiques,
et des lois dont j'ai senti la justesse, m'ont empêché
de jouir de cet avantage. L'innovation néanmoins que
j'ai tenté de faire dans la poésie française,
et l'explication nouvelle que j'ai essayé de donner
d'un des plus célèbres morceaux de la poésie grecque,
m'ont paru tenir de trop près à vos travaux, et rentrer
trop avant dans vos attributions littéraires, pour que
j'aie cru pouvoir me dispenser d'appeler sur elles votre
attention. Je réclame votre indulgence, si, dans
la démonstration d'une juste déférence
à votre jugement, je manque involontairement
à quelques formes ; et je vous prie d'apprécier la pureté
de mes intentions. Document de 217 pages
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