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de
Montpellier pour y gagner son doctorat en
médecine. Il se fait connaître grâce aux
remèdes qu'il a mis au point en tant qu'apothicaire,
dont les fameuses « boules de senteur ».
Mais il est bientôt expulsé pour avoir exercé
ce métier "manuel" interdit par
les statuts de la faculté. Son inscription
de 1529 et sa radiation sont les seules
traces de son passage à Montpellier, et
on ne connaît pas de document attestant
qu'il ait été docteur d'une autre université.
Mais, sans être affirmatifs, la plupart
des érudits du vingtième siècle pensent
qu'il n'est pas impossible que l'expulsion
de Nostradamus ait été temporaire et qu'il
ait été quand même diplômé de l'université
de Montpellier. Nostradamus alla par la
suite s'établir à Agen. Il avait alors 30
ans. Combien de temps Nostradamus demeura-t-il
à Agen ? On ne le sait ! Vers 1534 Nostradamus
s'y choisit une femme dont on ne sait même
pas le nom qui lui aurait donné deux enfants
: garçon et fille. Tous trois moururent,
très rapidement semble-t-il, à l'occasion
de quelque épidémie, la peste vraisemblablement.
Après la mort de sa première femme, Nostradamus
se serait remis à voyager. Il accomplit
un tour de France qui l'amène à rencontrer
de nombreuses personnalités, savants et
médecins. Nostradamus atteint la quarantaine
et commence une seconde phase de déplacements
qui va le rapprocher de la Provence et le
pousser vers l'Italie, terre bénie de tous
ceux qui connurent à son époque l'ivresse
de la Renaissance. En 1544, Nostradamus
aurait eu l'occasion d'étudier la peste
à Marseille. Il met au point un médicament
à base de plantes, capable, selon lui, de
prévenir la peste. Malgré ce succès douteux,
Nostredame est appelé sur les lieux où des
épidémies sont signalées. À la même époque,
il commence à publier des almanachs qui
mêlent des prévisions météorologiques, des
conseils médicaux et des recettes de beauté
par les plantes. Il étudie également les
astres. En 1547, il épouse en secondes noces
Anne Ponsard, une jeune veuve de Salon-de-Provence.
Le couple occupe la maison qui abrite aujourd'hui
le Musée Nostradamus. Il aura six enfants,
dont trois filles et trois garçons. En 1549
il découvre les vertus des confitures qui
guérissent. Il expérimente des traitements
à base de ces confitures végétales et, de
retour en France, il publie son Traité des
confitures et fardements. En 1555, installé
à Salon-de-Provence, il publie des prédictions
perpétuelles dans un ouvrage de plus grande
envergure. Ce sont les Prophéties, l'ouvrage
qui fait l'essentiel de sa gloire auprès
de la postérité. Sa renommée est telle qu'il
devient l'un des astrologues attitrés de
Catherine de Médicis, qui l'appelle à la
cour et le fera nommer médecin et conseiller
du roi Charles IX. Puis, il repart à Salon,
où Charles IX, puis Henri de Navarre (le
futur Henri IV) vont lui rendre visite.
Il mourut le 2 juillet 1566 à Salon-de-Provence
d'un oédème dit cardio-pulmonaire. Son corps
repose en l'église Saint-Laurent à Salon-de-Provence.
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