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Platon
naquit probablement en 427 avant J.-C. et
mourut aux alentours de 347 avant J. C.
à l'âge d'environ 80 ans. Mais les plus
anciennes biographies de lui qui nous restent
datent de plusieurs siècles après sa mort
: celle d'Apulée fut sans doute écrite au
second siècle de notre ère et celle de Diogène
Lærce, dans ses Vies, doctrines et sentences
des philosophes illustres, pas avant le
troisième siècle. Et ces ouvrages n'ont
pas grand chose à voir avec ce que nous
attendons de nos jours d'une biographie.
Pour tout arranger, Platon ne parle pratiquement
jamais de lui dans ses
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dialogues.
Il était issu d'une famille de la plus haute
aristocratie d'Athènes. Les origines de
son père remontent à Codrus, dernier roi
d'Athènes. Un ancêtre de sa mère était un
frère de Solon, le grand homme d'État et
le législateur d'Athènes. Un de ses oncles,
Critias, devait devenir un membre du Conseil
des Trente. Platon aurait donc été prédestiné
à jouer un rôle actif dans la politique
d'Athènes.
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Platon
avait deux frères aînés, Adimante et Glaucon, et une
sœur, Potonè, qui fut la mère de Speusippe. Son père
Ariston dut mourir de bonne heure ; car sa mère se remaria
avec son oncle Pyrilampe, dont elle eut un fils, Antiphon.
Document de 87 pages
Le
Critias reprend, pour le compléter,
le récit ébauché dans le Timée, de la guerre
soutenue par les Athéniens contre les rois de l’Atlantide.
Document de 48 pages
Xénophon
rapporte dans son Apologie de Socrate que Socrate avait
refusé d’écouter ses amis qui voulaient le faire évader
de sa prison et que même il leur avait demandé ironiquement
s’ils connaissaient en dehors d’Athènes quelque
endroit inaccessible à la mort.
Ce refus de s’évader avait dû frapper le public et susciter
des commentaires. Quelle en pouvait être la raison ?
Document de 56 pages
Socrate
et Khairéphon se rendaient chez Calliclès pour y entendre
Gorgias. Ils arrivent après la séance. Néanmoins Calliclès
les introduit près de Gorgias, à qui Socrate voudrait
poser une question. Il lui demande en effet ce qu’est
la rhétorique dont il fait profession. La rhétorique,
dit Gorgias, est la science des discours. Document de
299 pages
Dans
ses premiers ouvrages, c’est-à-dire dans les dialogues
dénommés socratiques, Platon, fidèle disciple de Socrate,
s’attache comme lui à définir exactement les idées morales.
Il recherche ce qu’est le courage, la sagesse, l’amitié,
la piété, la vertu. Socrate professait qu’il suffit
de connaître le bien pour le pratiquer, que par conséquent
la vertu est science et le vice ignorance. Platon restera
fidèle toute sa vie à cette
doctrine. Document de 273 pages
Les
Égyptiens croyaient que les hommes sont jugés sur leurs
actes après la mort et les Pythagoriciens que l’âme
passe du corps d’un animal dans
celui d’un autre. Platon n’a pas dédaigné
de recueillir ces croyances, mais il se garde de les
donner pour des certitudes. Document de 293 pages
Socrate
rencontre Ménexène, qui revient du sénat, où l’on
devait choisir un orateur pour
prononcer l’oraison funèbre des soldats morts dans l’année.
Il y a bien des avantages, dit-il, à mourir à la guerre:
on est loué par des personnages éminents, qui n’hésitent
pas à attribuer toutes les qualités,
vraies ou fausses, non seulement aux morts,
mais encore aux vivants, et qui rehaussent leurs
éloges de tous les prestiges de l’éloquence.
Pour moi, en les entendant, je me sens grandir dans
mon estime et je reste trois ou quatre jours dans cette
illusion flatteuse. Document de 65 pages
Nous
sommes à Phliunte, ville du Péloponnèse, où il y avait,
comme à Thèbes, un petit
groupe de Pythagoriciens, très sympathiques
au cercle socratique d’Athènes. Phédon d’Élis, qui avait
assisté à la mort de Socrate, étant de passage à Phliunte,
s’est rendu au synédrion (cercle) pythagoricien, où
il a des amis. L’un d’eux, Échécrate, l’interroge sur
les derniers moments de Socrate. Tout ce que nous en
savons, dit-il, c’est qu’il a été condamné à mort, et
qu’il est resté longtemps en prison. Document de 199
pages
Nous
tombons, au début du Philèbe,
sur une conversation qui vient de finir
entre Socrate et Philèbe, où ils ont affronté leurs
idées respectives sur ce qui doit être le but de la
vie humaine, sur le souverain bien. Philèbe a soutenu
qu’il consiste dans le plaisir, Socrate, dans la sagesse
et l’intelligence. Comme Philèbe est buté à son idée,
Socrate s’adresse à Protarque, ami de Philèbe, moins
entêté que lui, pour continuer
la discussion. Socrate et Protarque conviennent
de ne pas l’abandonner avant d’avoir reconnu si c’est
le plaisir ou la sagesse qui est la fin que nous devons
nous proposer, ou si c’est dans un autre genre de vie
qu’il faut chercher le vrai bien de l’homme. Document
de 257 pages
On
pourrait appeler le Protagoras
une comédie philosophique : la distribution
du sujet en actes marqués par des intermèdes, la peinture
des caractères, la touche exacte et pittoresque dans
l’invention du détail, l’ironie fine et légère, la parodie
et la caricature, en un mot toutes les ressources
de l’art dramatique servent à égayer
la gravité de la matière,
et l’aisance avec laquelle Platon
les emploie fait souvenir qu’avant de s’adonner à la
philosophie il avait été séduit par le théâtre, et que
l’admiration exclusive que lui inspira Socrate a peut-être
coûté à la Grèce un grand poète comique. Document de
143 pages
La
morale de Platon a un
caractère à la fois ascétique
et intellectuel. Platon reconnaît bien, comme Socrate,
que le bonheur est la fin naturelle de la vie ; mais
il y a entre les plaisirs la même hiérarchie que dans
l’âme. Les trois parties de l’âme nous procurent chacune
un plaisir particulier : la raison, le plaisir de connaître,
les satisfactions de l’ambition, et la partie concupiscible,
les jouissances grossières que Platon
appelle le plaisir du gain Document de 321 pages
Outre
une introduction dialoguée,
le Timée comprend trois sections.
La première est le mythe de l’Atlantide; les deux autres
ont pour objet la formation du monde et celle de l’âme
et du corps de l'homme Document de 204 pages
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